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Author Archives: Mourad ZEROUKHI

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Economie circulaire, un paradigme pour une croissance durable

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On sait depuis très longtemps que le niveau de prospérité en Occident, et plus récemment dans le reste du monde, ne sera pas soutenable à long terme. Les besoins croissants d’une population mondiale en pleine expansion sont de plus en plus en décalage avec les ressources disponibles de la planète. Par exemple, si tout le monde vivait comme nous le faisons en France, trois planètes complètes seraient nécessaires. C’est pourquoi nous devons repenser notre paradigme de croissance – en plaçant la durabilité au cœur de nos modes de production et de consommation. À cet égard, le concept de l’économie circulaire a émergé ces dernières années pour accompagner cette mutation.

L’économie circulaire est un paradigme pour une croissance durable qui vise à inscrire nos activités économiques dans une logique de fonctionnement cyclique analogue à celle des écosystèmes naturels où rien ne se perd, mais tout se transforme. Son but ultime consiste à « découpler » notre développement économique des contraintes liées à l’épuisement des ressources naturelles, permettant ainsi à la prospérité de s’accroître tout en utilisant moins de pétrole, de minéraux et d’autres ressources fossiles.

L’économie circulaire se présente comme l’antithèse de notre économie linéaire actuelle dans laquelle des matières premières vierges sont extraites, puis utilisées pour fabriquer des produits dont l’obsolescence est programmée, avant d’être jetées, générant ainsi des montagnes de déchets. Au fil des ans, nous sommes devenus une société du jetable.

Dans la philosophie de l’économie circulaire, la notion de déchet n’existe pas; tous les matériaux, coproduits ou objets usagés sont réintroduits dans les chaînes de valeur pour être réutilisés plusieurs fois au lieu d’être jetés. L’accent est mis sur le recyclage perpétuel rendu possible grâce à la conception de produits plus durables, moins toxiques et plus faciles à démonter et à réparer. Ce modèle encourage l’utilisation de ressources régénératives de manière à limiter l’extraction de ressources vierges.

La transition vers une économie circulaire offre plusieurs bénéfices en perspective. Ces bénéfices sont économiques, environnementaux et sociétaux et touchent l’ensemble des acteurs économiques: pour la société dans son ensemble, elle garantit une capacité continue de jouir d’un niveau de vie de haute qualité dans un environnement plus sûr et avec une économie plus stable et créatrice d’emplois non délocalisables ; tandis que pour les entreprises, elle crée de nouvelles opportunités de croissance, renforce la relation avec les clients et réduit les risques liés à une pénurie de matières premières. Pour les consommateurs, elle offre plus de choix et facilite l’accès à des produits et services jusqu’alors inaccessibles.

De toute évidence, l’économie circulaire n’est pas une solution magique qui résout tous nos problèmes, mais elle est, jusqu’à présent, le seul concept à proposer des approches concrètes et pratiques pour organiser notre développement économique dans les limites écologiques de la planète. Elle porte un nouvel élan pour réinventer notre économie en la rendant plus durable et résiliente mais sans tomber dans la décroissance. Toutefois, afin de tirer parti de ces avantages potentiels, les parties prenantes doivent agir de concert pour aider à surmonter les difficultés inhérentes à cette transition, permettant ainsi à l’économie circulaire de placer l’économie mondiale sur la voie d’une croissance durable.


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Cet article a été publié dans Ouest France le 21/05/2020 dans la rubrique POINT DE VUE. 
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La smart city, le nouvel horizon des politiques territoriales

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Selon un rapport de l’organisation des Nations Unies sur l’urbanisme, d’ici 2050, 70% de la population mondiale vivra en ville. Comment assurer dans ces conditions la mobilité des citoyens, leur sécurité, leur accès à l’énergie et à l’eau en rendant la ville plus intelligente (ou « smart city») ? Cela suppose un pilotage proactif et en temps réel des différents réseaux et infrastructures urbains, mais aussi plus de coordination entre eux, plus de communication, plus d’intégration, et puis bien sûr, l’implication du citoyen dans la gestion durable de sa ville.

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Pourquoi l’industrie agroalimentaire a besoin de l’innovation ouverte ?

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L’industrie agroalimentaire est généralement décrite comme une industrie mature et à croissance lente qui affiche un niveau relativement faible d’investissement en R&D. Elle demeure assez conservatrice dans la nature des innovations qu’elle introduit sur le marché. Cette industrie considère que ses clients finaux se méfient des produits radicalement nouveaux et des changements dans les modes de consommation. Cette méfiance perçue, associée à la rigueur nécessaire des exigences légales en matière de sécurité, transforme l’innovation agroalimentaire en un processus complexe, long et risqué qui ne doit donc pas être conduit à la légère. Toutefois, les changements importants intervenus récemment dans la nature de l’offre et de la demande alimentaires, couplés à un niveau de compétitivité toujours plus élevé, ont rendu l’innovation non seulement inévitable, mais aussi de plus en plus vitale pour la rentabilité de l’ensemble de l’industrie agroalimentaire.

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7 principes pour concevoir des produits à succès

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Il est commun de penser que pour être une entreprise prospère il faut d’excellents produits. Pourtant, trop d’entrepreneurs pensent qu’investir suffisamment d’argent dans le marketing et les relations publiques suffisent à assurer le succès commercial. Mais si les produits ne sont pas à la hauteur, tous les efforts de storytelling et de partenariats sont vains. Or, comme le disait le célèbre publiciste anglais David Ogilvy: « un bon marketing ne fait qu’accélérer l’échec d’un mauvais produit ».

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La GMS va-t-elle tuer le Bio?

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Pour le meilleur ou pour le pire, les GMS (Grandes et moyennes surfaces) ont pris le leadership dans la vente des produits bio en France. Selon l’estimation de l’Agence Bio, elles représentaient, en 2016, 45 % de parts de marché devant les magasins spécialisés qui n’en détenaient que 37 %. Leur force ? Une gamme de produits plus élargie, souvent sous marque de distributeur, et des prix toujours plus bas.

 

Stratagème marketing

À première vue, cela semble être une excellente nouvelle : une alimentation biologique moins chère et plus accessible, n’est-ce pas l’une des conditions préalables au système alimentaire sain auquel nous aspirons tous ? Certes, mais à condition de ne pas dénaturer les valeurs du bio. C’est là que les craintes se cristallisent !

En effet, de nombreux consommateurs et acteurs historiques de la filière sont sceptiques quant aux motivations des GMS et à leur soudain engouement pour le bio. Pour certains, l’intérêt que les grandes surfaces portent aux produits biologiques ne représente rien de plus qu’un stratagème marketing pour redorer leur image et profiter de la dynamique d’un marché juteux en pleine croissance.

Pour d’autres, le bio « low cost » prôné par les GMS constitue même un sujet de préoccupation, car il présente le risque de reproduire les mêmes travers que le modèle conventionnel : industrialisation du bio, monoculture, guerre des prix, disparition des petits producteurs locaux et des produits artisanaux, voire augmentation des importations.

Pour que le bio garde son âme

En raison du poids politique des GMS et de la méfiance envers le modèle biologique intensif, beaucoup pensent qu’une surveillance est nécessaire pour maintenir la qualité des aliments bio.

Sans garanties supplémentaires, ils font valoir que la généralisation des produits bio à bas prix des GMS pourrait rendre le Label bio peu fiable et mettrait à mal l’ensemble de la filière en risquant, à terme, de la tuer.

Sans aucun doute, la croissance rapide des produits bio en grande surface présente des défis pour le Label bio, mais les avantages associés à cette expansion sont également multiples : démocratiser le bio auprès de groupes de population auparavant incapables d’acheter ces produits, promouvoir un modèle agroalimentaire alternatif plus respectueux de l’environnement et donner davantage de visibilité à la filière qui a longtemps évolué dans l’ombre de l’agroalimentaire conventionnel.

Bien que certaines inquiétudes légitimes puissent se faire jour quant à l’affaiblissement des standards et à la baisse de la qualité des produits, plusieurs mécanismes de précaution peuvent être mis en place pour prévenir un tel abus des normes : harmonisation des Labels au niveau européen pour améliorer leur lisibilité, mise en place d’options de bonus-malus sur le kilométrage alimentaire, transparence sur la provenance des produits bio, fixation d’une limite de taille pour les fermes certifiées bio…

Les récentes recommandations du CESE (Conseil économique, social et environnemental) de renforcer le Label AB avec des critères locaux, éthiques et sociaux vont dans le bon sens. L’évolution sur ces questions pourrait aider à garantir que le bio garde ainsi son âme et son éthique malgré ce changement d’échelle. »

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L’art de la communication frugale : comment avoir plus d’impact en disant moins !

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Pour devenir un communiquant frugal, vous devez considérer la brièveté comme une responsabilité et la traiter avec empathie et respect.

Imaginez que vous ayez quelque chose d’important à partager avec quelqu’un qui court pour attraper son train avec très peu de temps à perdre. Traitez tous les gens comme ça, même s’ils ne sont pas pressés.

Il faut des efforts pour être bref.

« Mes Révérends Pères, mes lettres n’avaient pas accoutumé de se suivre de si près, ni d’être si étendues. Le peu de temps que j’ai eu a été cause de l’un et de l’autre. Je n’ai fait celle-ci plus longue que parce que je n’ai pas eu le loisir de la faire plus courte…» – Blaise Pascal

Il n’y a pas de durée magique de temps ou de nombre de mots qui définissent la brièveté. Être bref c’est créer une expression de qualité compacte.

Ne soyez pas pressé de dire beaucoup de mots rapidement. Pensez toujours à la façon de dire plus avec moins.

« Le secret d’un bon discours est d’avoir un bon début et une bonne fin, et de garder les deux aussi proches que possible.» – George Burns

Pour être efficace et efficient, vous devez vous concentrer sur l’essentiel. En nous disant pourquoi, tout ce que vous dites à partir de ce moment est une façon logique de résoudre ce problème pressant.

« C’est mon ambition de dire en dix phrases ce que les autres disent dans un livre entier. » – Friedrich Nietzche

Les gens préfèrent entendre une histoire plutôt que de subir un argumentaire de vente.

« On devrait utiliser des mots communs pour dire des choses inhabituelles. » – Arthur Schopenhauer

Assez dit. Action!

Frugalement,

Mourad ZEROUKHI


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L’économie circulaire, la voie pour un système agroalimentaire durable

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En 2050, le Monde aura 9 milliards de bouches à nourrir. Pour répondre aux besoins alimentaires des générations futures, nous devons augmenter notre capacité de production d’environ 70% – selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Mais produire plus n’est pas suffisant. Nous devons également réorienter d’urgence notre système agroalimentaire vers plus de qualité, de naturalité et de proximité pour nous assurer une nourriture saine et durable à long terme. Mais comment ? En s’inspirant de l’économie circulaire.

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Notre système agroalimentaire est insoutenable: 3 pistes pour changer de logique !

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Il est devenu banal de dire que notre système alimentaire actuel est « insoutenable » – d’ailleurs, même Danone, un des fleurons de l’agroalimentaire français, le reconnait désormais à travers son PDG, Emmanuel Faber. Mais, arrêtons-nous un instant sur la signification exacte d’un système dit « insoutenable » pour éviter que le mot ne perdre sa force. Cela signifie, tout simplement, qu’une pratique ou une activité ne peut subsister dans le temps et que, en raison de diverses contradictions internes, elle finira par se décomposer tôt ou tard.

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L’économie circulaire : un nouvel enjeu pour les banques

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L’accès au financement peut être crucial au développement de l’économie circulaire dans les années à venir, mais les acteurs bancaires sont-ils prêts à rentrer dans le « cercle » ?

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Banques et FinTechs : vers une relation plus coopérative ?

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Bien que la montée en puissance des start-ups de la FinTech ait été progressive et stable au fil des ans, en commençant par la création de PayPal en 1998, on assiste au cours des deux dernières années à l’arrivée d’une nouvelle génération de FinTechs qui rentrent sur le marché des services financiers et cherchent à le disrupter. En effet, des FinTechs comme Stripe, Intuit, Payoneer, CommonBond, Quicken Loans, Kabbage et même des systèmes tels que Apple Pay sont en train de changer profondément la face du système financier dans le monde. Leur objectif : changer la façon dont les gens utilisent les banques et donner la possibilité à plus de personnes d’utiliser les services financiers.

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